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Le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier 

Inscrit au Patrimoine Immatériel de l’Humanité, par l’ UNESCO depuis 2010, le compagnonnage désigne un système traditionnel de transmission de connaissances et de formation à un métier, qui s’ancre dans des communautés de compagnons.

Les sociétés de compagnonnage actuelles*

  • Association Ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France ( AOCDTF – compagnonnage mixtedepuis 2004 ; Première femme reçue tailleur de pierre en 2006)
  • Fédération compagnonnique des métiers du Bâtiment (FCMB)
  • Union compagnonnique (Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France Des Devoirs Unis )
  • Association de Compagnons Passants Tailleurs de Pierre
  • Société des Compagnons selliers tapissiers maroquiniers cordoniers-bottiers du Devoir du Tour de France – Famille du cuir
  • Fédération des compagnons boulangers et pâtissiers restés fidèles au Devoir (RFAD)
  • Cayenne Itinérante
  • Compagnonnage Egalitaire (compagnonnage mixte depuis 1978)

*Sources WIKIPEDIA

Contrairement à ce qu’affirment certains, c’est bien le mouvement historique du Compagnonnage dans son ensemble qui est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité par l’ UNESCO, car cela désigne un système traditionnel de transmission de connaissances et de formation à un métier. Et non telle ou telle société en particulier en excluant les autres au motif qu’elles seraient trop petites.

Le texte officiel de l’UNESCO souligne que le compagnonnage est reconnu comme « un moyen unique de transmettre des savoirs et savoir-faire liés aux métiers de la pierre, du bois, du métal, du cuir et des textiles ainsi qu’aux métiers de bouche ».

Son originalité réside dans la synthèse de méthodes variées de transmission des savoirs, telles que l’itinérance éducative (le Tour de France), les rituels d’initiation, l’enseignement scolaire et l’apprentissage coutumier et technique. Le mouvement concerne près de 45 000 personnes et met l’accent sur la formation à l’excellence, le développement personnel lié à l’apprentissage du métier, et la pratique de rites propres à chaque métier.

L’inscription vise à promouvoir la diversité culturelle, la préservation des systèmes traditionnels de transmission des savoir-faire, et à sensibiliser à leur importance, sans pour autant figer le compagnonnage dans une forme unique ou figée.

Une réponse sur « Le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier  »

Tu as tout à fait raison, Pays Norbert Chadourne : ce classement considère l’ensemble du Compagnonnage français, et pas seulement les sociétés qui se déclarent elles-mêmes légitimes parce qu’elles seraient « officielles », en écartant les petites structures au motif du nombre de leurs adhérents.

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