Comment devient-on Aspirant au Compagnonnage Egalitaire ?
Les outils du Plâtrier.
Le Rôleur tend le texte préalable à l’Adoption à la Prétendante (ou au Prétendant) , qui accepte de le lire à haute voix devant l’assemblée réunie pour observer l’ouvrage technique présenté.
Tout artisan, femme ou homme, ayant atteint la majorité légale et faisant preuve d’honorabilité et de talent, peut demander son Adoption à la Chambre de La Rochefoucauld.
Pour présenter sa candidature et devenir Aspirant, le Prétendant constitue un dossier dans lequel il expose ses motivations, retrace son parcours professionnel et joint un extrait de casier judiciaire.
Quand sa demande est acceptée, il présente un ouvrage témoignant de son savoir-faire dans le métier qu’il exerce.
Cet ouvrage peut prendre différentes formes, selon le métier et les possibilités de chacun. Il peut s’agir d’une réalisation manuelle ou d’un travail écrit.
Dans les métiers du bâtiment et de l’industrie, la réalisation manuelle est souvent présentée à une échelle réduite. Elle permet d’apprécier le talent du Prétendant, sa maîtrise du métier et le soin apporté à son travail. Lorsque la réalisation est destinée aux locaux du compagnonnage, elle peut être exécutée à l’échelle réelle.
Le travail écrit compte une douzaine de pages environ. Les schémas, les croquis et les plans y trouvent naturellement leur place : ils permettent de mieux comprendre les choix du Prétendant, la conception de son ouvrage et la manière dont il l’a réalisé.
Qu’il s’agisse d’un texte, d’un schéma, d’un croquis ou d’un plan, chaque élément doit être conçu et réalisé personnellement par le Prétendant. Les documents générés par une intelligence artificielle ne sont pas acceptés. Les photographies éventuellement jointes doivent représenter des ouvrages qu’il a lui-même exécutés.
Trois Compagnons sont désignés pour examiner la réalisation présentée.
Le jour de la cérémonie d’Adoption, le Prétendant présente son ouvrage à l’assemblée.
L’Adoption est soumise au vote de la Chambre.
La lecture étant achevée, le Rôleur demande à la Prétendante si elle a des observations à formuler, et si l’ouvrage qu’elle présente enfreint l’une des règles énoncées. La Prétendante répond qu’elle n’a aucune observation à formuler ; elle confirme que son ouvrage respecte la règle.
L’eau-de- chaux naturelle n’est pas une matière picturale. On désigne sous ce nom l’eau qui surnage la chaux vive mise à tremper dans pour l’éteindre.Cette eau contient un pourcentage d’environ 0,17 % de chaux dissoute Ca(OH)₂par litre d’eau.Elle est utilisée pour mouiller les surfaces avant de les enduire, ou pour gâcher les mortiers.
Eau-de-chaux : matière picturale
Il s’agit d’un lait de chaux très léger, Impalpable : si léger qu’on a l’impression qu’on ne peut pas le toucher ; il ne trace pas. Son emploi est celui d’une matière peu apparente, qui donne de la transparence ; au besoin de l’antiquité. Elle est la suite du badigeon qu’elle amende en le retournant vers le vieillissement. Elle voile les bois et vieilli les teintes d’enduits pour en rabattre la fraîcheur du ton. Elle est fabriquée du mélange un volume de chaux à vingt mêmes volumes d’eau
La pigmentation de l’eau-de-chaux obéit aux mêmes règles que le badigeon.
Consommation.
Chaux en poudre N.H.L. par mètre carré et par couche : 20g.
Règle généralede la peinture à la chaux à sec
La chaux (NHL) est quantifiée sèche.
Le pigment est pesé sec.
Le PAV est rigoureusement mesuré (quant il y a 2 couches adjuvantées superposées la seconde couche doit être moins adjuvantée que la première de 3%. Si une troisième couche était nécessaire elle serait moins adjuvantée que la précédente pour éviter les craquelures, et les décollements.
La préparation est tamisée avant la pigmentation pour éviter les risques de grains de chaux mal incorporés qui produiraient une surface granuleuse.
Le pigment infusé est filtré au bas de soie avant d’être incorporé à la préparation.
La préparation pigmentée est tamisée avant l’application ; sous la pression de la brosse des éventuels grains de pigment s’écrasent et modifient le ton.
Or la brosserie, le bâton à remuer (gigue) est l’outil indispensable de la peinture à la chaux ; pour prévenir les variations d’intensité de la teinte, en gigouillant l’on remet en suspension la chaux et les pigments qui sédimentent constamment. Sans gigouiller la brosse cueille le dessus de l’eau-de-chaux qui contient peu de chaux et de pigment.
On ne mouille pas le support si la précédente couche est adjuvantée.
Exemples de peinture à la chaux à sec appliquÉe sur un fond mÉdiocre.Réalisable par temps sec et chauddans une même journée de travail.
Une ou deux couches de chaulage blanc (sans adjuvant) suivant l’état du support.
Le chaulage est rarement pigmenté. Pourquoi ? La quantité de pigment et d’adjuvant seraient trop importantes ; sa fonction est de garnir ; celle du badigeon est d’apporter la couleur.
Une ou deux couches de badigeon pigmenté adjuvanté.
Une ou deux couches d’eau forte pigmentée adjuvantée.
Une ou plusieurs couches d’eau-de-chaux pigmentée adjuvantée sur la totalité de la surface ou par places pour créer des effets de vieillissement.
Fin de transmission pour « la peinture à la chaux à sec ».
Construction d’une maison traditionnelle, chaînages et encadrements des baies en pierre de taille, remplissage en moellons bossagés. Photo NC -Guépin B: L:.
D’abord, la restauration du patrimoine ancien est une spécialité de la maçonnerie qui nécessite des compétences particulières et une formation adaptée : Il ne suffit pas d’être un bon maçon pour entreprendre ce genre de travaux, il faut une qualification spécifique. Traiter les remontées capillaires dans les murs des bâtiments anciens tout en permettant aux maçonneries de « respirer » est un défi délicat. L’idéal, en la matière, étant que les interventions doivent respecter les directives de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) en France. Voici une approche conforme aux bonnes pratiques et aux recommandations des experts en conservation du patrimoine :
Diagnostic préalable :
Analyse des causes : Identifier la source des remontées capillaires (humidité ascensionnelle, infiltration, défaut de drainage, etc.).
Étude du bâti : Comprendre la nature des matériaux (pierre, brique, mortier) et leur état de conservation.
Mesures d’humidité : Utiliser des outils comme l’humidimètre ou la méthode de la feuille d’aluminium pour évaluer le taux d’humidité dans les murs.
Solutions techniques respectueuses du patrimoine : a)Drainage et gestion de l’eau par un drainage périphérique : Installer un système de drainage (tranchée remplie de gravier ou drain) autour du monument pour détourner l’eau des fondations. Cette solution est souvent privilégiée par la DRAC car elle est réversible et non invasive pour les murs. b)Barrière capillaire physique : Utiliser des matériaux traditionnels comme des feutres bitumineux ou des membranes en argile expansée posés horizontalement dans les fondations (si possible lors de travaux de restauration). Ces solutions sont préférées aux injections chimiques, souvent proscrites pour les monuments historiques.
Voici trois ouvrages, présentés au fil de l’article, que je recommande à toutes celles et ceux qui veulent compléter leurs connaissances.
Assèchement des murs
Enduits de chaux : Appliquer des enduits à la chaux (chaux hydraulique naturelle ou chaux aérienne) qui permettent aux murs de respirer tout en régulant l’humidité. Ces enduits sont traditionnels et compatibles avec les matériaux anciens.
Ventilation naturelle : Créer des grilles d’aération discrètes dans les soubassements ou les caves pour favoriser la circulation de l’air et l’évaporation de l’humidité. Éviter les solutions invasives !
Pas d’injections chimiques : Les produits hydrofuges ou les résines injectées sont généralement déconseillés par la DRAC, car ils peuvent altérer la perméabilité des murs et causer des désordres à long terme.
Pas de barrières étanches : Les membranes synthétiques ou les peintures imperméables sont à proscrire, car elles empêchent la migration naturelle de la vapeur d’eau.
Respect des directives de la DRAC :
Matériaux traditionnels : Privilégier des matériaux compatibles avec ceux d’origine (chaux, pierre, brique).
Réversibilité : Toute intervention doit pouvoir être annulée ou modifiée sans endommager le bâti existant.
Consultation préalable : Soumettre le projet de traitement à la DRAC pour validation, surtout si le monument est classé ou inscrit.
Exemple de protocole validé : a)Drainage : Creuser une tranchée autour du monument, poser un lit de gravier et un drain perforé, puis recouvrir de terre végétale. b)Enduits :SUPPRIMER TOUTES TRACES DE CIMENT ET CURETER LES ENDUITS AU CIMENT POUR LAISSER SËCHER ET RESPIRER LES MACONNERIES. Appliquer un enduit de chaux sur les parties basses des murs, en respectant les techniques anciennes (badigeon, stuc). c)Surveillance : Mettre en place un suivi régulier de l’humidité (capteurs, inspections visuelles) pour ajuster les solutions si nécessaire.
Ressources utiles : Guides de la DRAC : Consulter les fiches techniques de la DRAC ou du Centre des Monuments Nationaux pour des recommandations spécifiques à votre région.
Experts : Faire appel à un architecte du patrimoine ou un maçon spécialisé en Restauration du Patrimoine ou du Bâti Ancien pour un accompagnement sur mesure.
Cet article est proposé : aux Egalitaires et aux autres Aspirants et Compagnons qui restaurent, avec passion notre patrimoine, ainsi qu’à tous ceux qui nous lisent ! Avec toute mon amitié, parNorbert CHADOURNE ; dit Guépin Belles Lettres ; Compagnon du Devoir Egalitaire ; Tailleur de Pierre ; Chef de Chantier Monuments Historiques ; Formateur au métier de Maçon du Bâti Ancien.
Vue de Chartres, « Eau-forte » attribuée à Franck Will. Ne pas confondre « Eau-forte », technique employée dans le bâtiment avec « Eau-forte » dans le domaine des beaux arts : L’eau-forte artistique est un procédé de gravure en taille-douce sur une plaque métallique où le creusement du dessin est réalisé par l’action chimique d’un acide (le mordant) plutôt que par un outil mécanique. Voici maintenant « l’Eau-forte » dont Le Pays Canet parle en suivant:
L’Eau-fortedans le bâtiment :
Lait de chaux très léger, ne garni pas les imperfections du support, la structure ne provoque pas de cordage. Son emploi est celui d’une matière qui donne de la transparence et de la légèreté. Elle est la suite du badigeon qu’elle amende en le retournant vers la transparence et la nuance.
Littré dit : On se sert préférablement en peinture des termes de teintes et demi-teintes, de tons. Nuance est particulièrement du langage des teinturiers, des tapissiers et du langage figuré.
Supposons un badigeon pigmenté à 10% sur lequel s’appliquerait une eau-forte à 15% ; l’eau forte ne dissimulerait pas le badigeon, elle le voilerait seulement, créant par transparence, compte tenu de sa dilution, une nuance impossible par pigmentation directe, nuance qui créerait une animation. D’autant si l’eau-forte était épongée sur le badigeon. Ce qui offrirait des possibilités infinies en jouant des degrés d’augmentation que présente une même teinte. Cela dit le changement, dans le passage d’un pigment à un autre peut aussi être expérimenté.
Le badigeonneur unit de nuance en nuance, plus ou moins douces, plus ou moins rudes la teinte locale à celle qu’il applique, en superposant plusieurs teintes qui vont bien ensemble pour représenter l’animation ; le mouvement.
L’eau-forte peut également unifier les différences entre les matières (enduits, pierres différentes d’aspects et de teintes) lorsqu’elle est directement appliquée sur les matériaux dans leur état natuel.
Dans cet objectif elle est une couche d’unité ; un recours de circonstance.
Application
L’eau-fortes’applique de la même façon que les autres peintures à la chaux, avec une différence compte tenu de sa fluidité il convient d’être attentif aux surépaisseurs et aux coulures, qui peuvent provoquer des différences de teintes non désirées, et ineffaçables.
Outillage.
La brosserie et le bâton à remuer sont identiques à ceux utilisés jusqu’à lors. Cela dit, compte tenu de sa fluidité l’eau-forte préfèrera les brosses à longues tirures souples.
Fabrication.
L’eau-forteest fabriquée du mélange d’un volume de chaux à cinq mêmes volumes d’eau. Quant elle est naturelle, toujours compte-tenu de sa fluidité, et du peu de matière qu’elle contient, en extérieur l’eau-forte peut être adjuvantée à raison de 5% du poids de chaux en acétate de polyvinyle prêt à l’emploi (prévention d’un l’éventuel farinage, et de la disparition de ).
Exemples de fabricationpour 5 litres d’eau-fortepigmentée.
Chaux NHL
Eau
Pigment infuséFiltréPesé sec
PAV liquide prêt à l’emploi
1 litre800 grammes
5 litres
5%40 grammes
40 grammes
1 litre800 grammes
5 litres
10%80 grammes
80 grammes
1 litre800 grammes
5 litres
15%120 grammes
120 grammes
1 litre800 grammes
5 litres
20%160 grammes
160 grammes
1 litre800 grammes
5 litres
25%200 grammes
200 grammes
Poids pour 5 litres d’eau-forte
5%
10%
15%
20%
25%
5,880 kg
5,960 kg
6,040
6 ;120
6, 200kg
Extrait sec pour 5 litres d’eau-forte
5%
10%
15%
20%
25%
0,880kg
0,960kg
1,04kg
1,12kg
1,2 kg
Pigmentation.
La pigmentation del’eau-forteobéit aux mêmes règles que le badigeon.
Consommation.
Chaux en poudre N.H.L. par mètre carré et par couche : 50g.
Musée Caen – Eau-forte – Antonio Canaletto(Beaux-arts)
Lait de chaux fluide. Garnit peu. Peu structuré. Son emploi ; apporter la couleur.
Il trouve son emploi sur les enduits réguliers, les moulures, les sculptures. Il s’applique avec la brosserie traditionnelle de la peinture à la chaux.
(Rappel)
Fixité de la Chaux Hydraulique Naturelle N.H.L.
La fixité c’est la capacité qu’a le liant d’une matière picturale (ici la chaux) de fixer les pigments.
Dans la peinture à la chaux le liant est la chaux elle même ; la N.H.L. est à la fois liant et pigment.
Fixité de la N.H.L. Pigmentée.
Un badigeon de NHL pigmenté se stabilise lui-même. Cela dit les pigments ajoutés ne sont pas stabilisés ; ils le sont par l’ajout de P.A.V.
Le Poli Acétate de Vinyle est vendu par le négoce en solution prête à l’emploi ; il contient une proportion d’eau qui n’est pas toujours connue. En règle générale le P.A.V. est concentré à 50%.
Seuls des essais préalables peuvent l’assurer ; il est conseillé de procéder à des essais avant d’engager les travaux.
Si les quantités préconisées sur ce document ne s’avéraient pas être suffisantes, il suffirait d’en augmenter la dose par petits ajouts jusqu’à obtention une fixité satisfaisante.
Pigments
« Blanc Saint-Jean »0 est la dénomination de la couleur naturelle de la chaux.
La teinte naturelle de la chaux peut être modifiée par l’ajout de pigments compatibles avec la chaux.
Les pigments sont d’origines naturelles ou artificielles.
Les pigments d’origine naturelle sont les terres et les ocres parfaitement solubles dans l’eau.
Les pigments d’origine artificielle sont les oxydes métalliques fabriqués à base de métaux. Leur dispersion dans l’eau est plus délicate que celle des pigments naturels. Leur stabilité est plus aléatoire ; ils doivent porter la mention couleur à la chaux.
Les terres et les oxydes sont miscibles entre eux.
Pour obtenir une même teinte il faut moins d’oxyde que de terre.
Pigments minérauxnaturels
Pigments bruns minéraux :
Ombre calcinée Résistant à la lumière.
Ombre naturelle Résistant à la lumière.
Pigments jaunes minéraux :
Ocre jaune Résistant à la lumière.
Sienne naturelle Résistant à la lumière.
Pigments noirs organiques :
Noir de pêche Obtenu par calcination des noyaux de pêches. Résistant à la lumière.
Noir de vigne Obtenu par calcination des sarments. Résistant à la lumière.
Pigments rouges minéraux :
Ocre rouge. Résistant à la lumière.
Sienne calcinée Résistant à la lumière.
Pigment vert minéral :
Terre verte. Résistant à la lumière.
Pigments oxydes métalliques
Oxydes bleus :
Outremer. Résistant à la lumière.
Bleu de cobalt. Résistant à la lumière.
Bleu caeruleum. Résistant à la lumière.
Oxydes bruns
Brun Van-Dick rouge ou violet. Résistant à la lumière.
Oxydes jaunes
Jaunes de cadmium. Résistant à la lumière.
Jaune de fer. Résistant à la lumière.
Oxydes noirs.
Noir de carbone Résistant à la lumière.
Oxydes rouges
Rouge de fer. Résistant à la lumière.
Rouge de cadmium. Résistant à la lumière.
Rouge vénitien. Résistant à la lumière.
Vermillon. Résistant à la lumière.
Oxydes verts.
Vertémeraude Résistant à la lumière.
Vert oxyde de chrome Résistant à la lumière.
Oxydes violets
Violet de cobalt Résistant à la lumière.
Violet de manganèse Résistant à la lumière.
Infusion des pigments.
Les pigments se présentent en poudre.
Dans un récipient cylindrique remplir à moitié d’eau, poser sur l’eau la quantité d’ocre pesée sèche. Sans remuer ni agiter pour mélanger ; en une nuit le pigment naturel descend dans l’eau et sédimente au fond du récipient ; vider l’eau qui subsiste au-dessus du sédiment ; le pigment est prêt à l’emploi ; il absorbé l’eau qu’il peut absorber.
Pour les oxydes il convient d’agiter le pigment dans l’eau à plusieurs reprises pour faciliter l’infusion ; 24 heures sont nécessaires.
Dans les deux cas la prudence commande de filtrer les pigments avant de les mêler au badigeon de chaux afin d’éviter les fusées mal infusées.
Saturation
« On ne peut faire du noir avec du blanc ! »
Seuil au-delà duquel un pigment mêlé à une peinture n’est plus efficace ; il ne teinte plus c’est la saturation.
La peinture à la chaux ne peut réaliser des teintes fortes. Il est impossible d’obtenir une peinture au-delà des tons moyens.
Le maximum de pigmentation est 25% du poids de chaux de terres et ocres naturelles.
La peinture à la chaux s’éclaircit en séchant de 30 à 50 % selon la teinte, le dosage en pigments et les conditions de séchage.
Exemples pour 2 litres de badigeonde NHL pigmentés d’ocres naturelles.
Pigmentation 5% NHL 1 l (800g) Eau 2 l Pigment 40g PAV 40g
Pigmentation 15% N.H.L. 1 l (800g) Eau 2 l Pigment 120g PAV 120g
Pigmentation 25% N.H.L. 1 l (800g) Eau 2 l Pigment 200g PAV 200g
Les terres et les oxydes peuvent s’associer.
Pour obtenir une même teinte il faut moins d’oxyde que de terre.
Consommation
Chaux en poudre N.H.L. par mètre carré et par couche : 50g.
Un liant+un pigment+un solvant+parfois un ou plusieurs adjuvants sont les composants d’une peinture.
La peinture prend toujours le nom du liant qui la compose : le liant de la peinture à la colle est la colle.
Ces différentes techniques picturales sont réalisées selon la peinture à sec (sur fonds secs).
La fixité : difficulté majeure de la peinture à la chaux.
La fixité, c’est la capacité qu’a le liant d’une matière picturale de fixer les pigments.
Or, dans la peinture à la chaux, le liant, c’est la chaux elle-même ; la chaux à la fois liant et pigment.
Pour assurer la fixité de la chaux (que le lait de chaux, séché ne « farine » pas) il faut stabiliser le lait de chaux.
Nos devanciers incorporaient au lait de chaux diverses matières telles : lait, huile, sang séché, sel, etc., pour parvenir à la fixité.
La peinture à la chaux put être considérée comme une « couche de sacrifice » : on sait sa durée limitée. Son prix modique ; en une couche se rafraîchit ce que l’était plus.
L’emploi de la chaux hydraulique naturelle résout la difficulté de la fixité de la chaux.
Préalables.
La chaux, corrosive ; dangereuse pour les yeux, le nez, la peau. Il est nécessaire d’observer des précautions : vêtement de travail qui couvre le corps ; chapeau, gants de protections à manchettes ; lunettes de protection ; masque anti-poussière lors des préparations à la chaux en poudre.
La chaux
La description du cycle de la chaux a été clairement démontrée dans l’article du Pays Norbert CHADOURNE (8 août 2026).
La chaux hydraulique naturelle : NHL se présente en poudre. Elle provient de la calcination de calcaires moins purs.
Elle est dite hydraulique parce qu’elle fait sa prise et durcit en présence d’eau.
Sa prise, son durcissement, se fait en quelques heures.
Son appellation est : Chaux Hydraulique Naturelle blanche N.H.L.
1 litre de N.H.L. pèse 0.8 kg.
Sa luminance est de : 0,65 à 0,75
La luminance est la capacité à réfléchir la lumière, la chaux N.H.L. réfléchit 65 % à 75 % de la lumière qu’elle reçoit.
Mélangée à de l’eau son emploi est limité à 7 heures ; le mélange ne se conserve pas.
Elle s’applique aux travaux extérieurs et intérieurs.
Nature des supports
Enduit à base de liants hydrauliques = peinture à la N.H.L.
Conditions climatiques pour la réalisation.
Pas : de pluie, de brouillard, de températures en dessous de 5°C, de fort ensoleillement, de vents ; l’eau s’évapore trop rapidement : on dit « brûler la chaux » la chaux ne fait pas effet ; elle part en poudre.
Eau
Elle a trois rôles :
– mettre la chaux en dissolution (la faire passer de l’état de poudre à celui semi-liquide pour faciliter l’application. Elle permet la mise en œuvre qui transforme la poudre en peinture.
– L’eau permet la cristallisation de la chaux hydraulique. Sans eau de la NHL ne peut pas faire sa prise.
Fabrication
De la proportion eau/chaux dépend la texture. Plus une peinture contient de chaux plus elle est épaisse. L’aspect en est changé. Le film épais est garnissant et opaque. Fluide, peu garnissant et peu opacifiant.
La fabrication les quantités et les rapports entre la chaux et l’eau s’évaluent en parts.
lait de chaux pour un chaulage.
Lait de chaux épais, garnit largement les imperfections du support. Le film structuré (cordages). Matière apparente, rustique et forte. Le chaulage est la suite de l’enduit, il continue de bâtir.
Le chaulage trouve son emploi sur des maçonneries en moellons et sur des enduits grossiers.
Pour donner plus d’efficacité, il est possible d’y incorporer en doses réduites (20% du poids de chaux) sable, pierruche calcaire, chamotte finement criblés.
Chaux 1 litre + Eau 1 litre= fabrication du lait de chaux pour un chaulage.
Il s’applique à la grosse brosse (type brosse de colleur rectangulaire) ou pour s’inscrire dans une tradition au : « blanchissou », une grosse brosse ronde de poils longs assez grossiers, aussi dénommée « blanchisseur ».
Image générée par IAl
Le chaulage est appliqué sur un support sec, dont la cristallisation est achevée.
Consommation.
Chaulage : chaux en poudre N.H.L. par mètre carré et par couche : 140g.
Nettoyage et entretien du matériel
Le nettoyage du matériel et de l’outillage se fait à l’eau immédiatement après l’emploi.
Outillage
L’outillage des peintures à la chaux est celui de toutes les peintures. Brosses de poils de qualité assez grossière ayant une tirure longue.
En brosserie, la tirure est la longueur visible et active des poils d’une brosse.
Sédimentation
La peinture à la chaux sédimente en permanence dans le camion ; le seul outillage spécifique à la peinture à la chaux est un bâton de bois rond, plongé en permanence dans le camion de préparation ; il remet la peinture en suspension.
Littré dit : Camion, vase de terre pour délayer du badigeon. Il désigne aussi un petit matériel de peintre-en-bâtiments : seau métallique parallèle à anse mobile, à bords ourlés et fond rentré pour contenir la peinture.
La sédimentation empêche l’emploi du rouleau de peintre ou du pistolet.
Avant l’application.
Sur un support cru, non traité en surface, conservé dans son état d’origine, mouiller abondamment avant l’application du chaulage pour éviter l’absorption de l’eau contenue dans le chaulage nécessaire à la cristallisation de la chaux.
Cela dit il faut attendre que le support se ressuie pour chauler ; la composition du chaulage serait modifiée.
(à suivre : 2. le badigeon – Article du 10.09.2026)
La Place de la Comédie, à Bordeaux, est un lieu magnifique, typique de l’ensemble architectural harmonieux du XVIIIème siècle, qui compose la majorité de la ville de Bordeaux. A gauche, sur la photo, le Grand Théâtre de Bordeaux conçu par l’Architecte Victor Louis.
Victor Louis (1731–1800) est un architecte français renommé, notamment pour son chef-d’œuvre, le Grand Théâtre de Bordeaux, inauguré en 1780. Fils d’un maître maçon, Victor Louis entre à l’Académie royale d’architecture à Paris, où il est l’élève de Louis-Adam Loriot (1700–1767).
Victor Louis obtient le Grand Prix de Rome en 1755. À l’époque (milieu du XVIIIe siècle), le Grand Prix de Rome d’Architecture s’obtenait à l’issue d’un concours organisé par l’Académie royale d’architecture en France. Il n’a séjourné à Rome qu’à partir de 1756 jusqu’en 1759, sous la direction de Charles-Joseph Natoire (1700–1777) qui était un peintre et graveur français . (Le voyage à Rome pour les lauréats du Prix de Rome ne commençait généralement que l’année suivant l’obtention du prix.)
Victor Louis sera remarqué par le Maréchal de Richelieu, alors Gouverneur de Guyenne, qui lui confie la décoration de son Pavillon de Hanovre à Paris.
Victor Louis a marqué l’architecture française du XVIIIe siècle par son audace technique et son élégance néo-classique, laissant un héritage durable, notamment à Bordeaux.
Photo Jean Missègue extraite de son ouvrage « Bordeaux -Langage de pierre » paru en 2009 en autoédition.Observez la disposition des joints de l’appareillage des pierres à chaque angle du péristyle. C’est cet appareillage rayonnant qui dissimule l’armature métallique de Victor Louis.
Le « clou de Louis » désigne une innovation technique mise au point par l’architecte Victor Louis pour la construction du Grand Théâtre de Bordeaux. Il s’agit d’une armature en fer, invisible de l’extérieur, qui relie les colonnes et l’architrave au mur de la façade aux angles du péristyle. Ce système ingénieux, parfois décrit comme une disposition oblique de pierres maintenues par un tirant métallique, a permis de résoudre le problème de l’écartement de la voûte plate sur colonnes, assurant ainsi la stabilité de la structure.
Résidu d’un document original sauvé d’un incendie expliquant le principe technique de triangulation avec les tirants. Extrait de l’ouvrage de Jean Missègue « Bordeaux – Langage de pierre »
En résumé, c’est une solution architecturale révolutionnaire pour l’époque, souvent comparée au principe du béton armé, qui a marqué l’histoire de l’architecture.
L’utilisation de la chaux naturelle (aérienne ou hydraulique selon les cas) est un impératif absolu lorsqu’on restaure un patrimoine bâti ancien : toutes les maçonneries édifiée avant le XIXème siècle.
Et pour cause !
1817 : Le Français Louis Vicat formule les principes de l’hydraulicité et le ciment artificiel, servant de base technique majeure. 1824 : Joseph Aspdin dépose le brevet du Ciment Portland en Angleterre. 1848 : Joseph Lambot conçoit la première barque en ciment armé (présentée à l’Exposition universelle de 1855). 1852 : François Coignet construit le premier immeuble en béton avec des fers enrobés à Saint-Denis. 1867 : Joseph Monier dépose le brevet de ses jardinières et tuyaux en ciment armé. 1892 : François Hennebique dépose le brevet global du système de béton armé et calcule la position des fers selon les efforts. 1906 : La France publie la première réglementation officielle pour l’usage du béton armé dans la construction.
Donc, toutes les maçonneries réalisées avant 1817 étaient construites avec des mortiers ou des bétons dont le liant était la chaux. L’utilisation des agrégats locaux, entrant dans la composition de ces mortiers, est aussi un impératif évident !
Ci-dessus, un chantier en Dordogne sur lequel nous avions été contraints d’utiliser plusieurs sables de couleur et de granulométrie différentes pour la restauration d’une chapelle du XIIIème siècle. (Photo Guépin B.L.)
Un autre paramètre est essentiel pour respecter le bâtiment, il s’agit du dosage des mortiers : En effet, pour garantir l’efficacité des échanges gazeux permettant la « respiration des maçonneries » et l’uniformité mécanique des nouveaux apports avec les plus anciens, il faut respecter les dosages originaux;
Alors, comment fait-on pour connaître la quantité de liant utilisée par nos anciens dans leur mortier sur l’édifice qu’on restaure ? Une astuce que je vous révèle, comme un secret compagnonnique :
On prend une bouteille en verre blanc qu’on remplit aux deux-tiers d’eau salée.
On prélève dans la maçonnerie un bloc de mortier ancien qu’on écrase soigneusement pour le réduire en poudre.
On verse cette poudre dans la bouteille, on secoue vigoureusement le tout et on patiente 24h, le temps que le mortier se dépose au fond et que l’eau, au dessus, soit bien claire.
On observe alors, que les agrégats (partie lourde) sont au fond de la bouteille, que le liant (partie fine) est au dessus des agrégats et l’on peut ainsi mesurer la proportion agrégats/liant que nous aurons à reproduire pour avoir exactement le même mortier que celui d’origine.
Enfin, s’il est capital de bien respecter la granulométrie des agrégats, la chaux en guise de liant et les dosages, la couleur est importante, bien sûr ! Mais il est facile de rectifier cela et d’uniformiser l’aspect avec un lait de chaux pigmenté. Cela ne nuit en rien ni à l’esprit, ni à la forme, mais permet parfois de redonner un coup de fraîcheur à l’ensemble d’une maçonnerie qu’on aurait pas reprise dans son ensemble.
C’est le respect du bâti ancien, de notre patrimoine à transmettre aux générations futures par l’amour du travail bien fait. Cela signifie qu’on ne restaure pas une chapelle du 16 ème ou du 18 ème siècle avec un mortier dont le liant serait un ciment portland, au risque de créer des désordres à l’ensemble de l’édifice ( remontées capillaires, humidité et salpètres qui resortent à l’intérieur de maçonneries, ruptures des liaisons, dilatations délétères, imperméabilisation nuisant aux échanges gazeux, etc…). On n’utilise pas non plus ces enduits tout prêts, vendus en sacs à partir d’un catalogue de couleur qui, s’ils sont adaptés à être projetés en monocouche sur la façade d’un pavillon d’aujourd’hui, construit en parpaing ou en briques, sont évidemment à proscrire sur un patrimoine ancien.
Voici un ouvrage que je conseille vivement à tous les Pays qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur le sujet !
Extraite du premier rituelde l’Union Compagnonnique en 1890.
Lecture en était faite aux nouveaux compagnons à l’occasion des Réceptions. (Collections PMJESDCEDLA)
Maître Jacques, naquit à Saint Rémy de Provence. Dès l’âge de quinze ans il voyagea en Grèce où il étudia les arts et fût très intimement lié avec Xante, sculpteur et philosophe qui lui apprit la sculpture, et l’architecture. De là Maître Jacques se rendit à Corinthe ; il étudia sous les ordres de Fabius pendant plusieurs années et il partit pour Jérusalem afin de travailler à la construction du Temple. D’abord inconnu, il se fit bientôt remarquer par son assiduité et son travail. Il reçu l’ordre de faire deux colonnes, qu’il sculpta avec tant d’art qu’il fût reçu maître et eut la direction d’un grand nombre d’ouvriers. Il avait alors vingt six ans.
A l’achèvement du Temple, Maître Jacques et Soubise revinrent dans leur Patrie après avoir été comblés de bienfaits par Salomon. Ils débarquèrent ensemble à Marseille, réunirent des disciples. Maître Jacques se fit rapidement remarquer pour son talent d’architecte. Soubise, d’un caractère violent devint bientôt jaloux de l’ascendant qu’avait acquit Maître Jacques sur ses disciples et de l’amour que tous lui portaient. Il se sépara de lui, choisit d’autres disciples, et s’en fut à Bordeaux, puis de là en Saintonge.
Maître Jacques après s’être choisi treize Compagnons et quarante disciples voyagea pendant trois ans, laissant partout le souvenir de son talent et de ses Vertus. Un jour, éloigné des Compagnons, il fût poursuivi par les disciples de Soubise qui, au nombre de dix voulurent attenter a ses jours. En se sauvant il tomba dans un marais où, les joncs l’ayant maintenu, le mirent à l’abri de ses ennemis. Pendant ce temps ses disciples qui le cherchaient, le trouvèrent et purent le délivrer. Il se retira à la Sainte Baume, en Provence.
Un matin, alors qu’il était en prière, un de ses disciples le trahit et le livra à ses ennemis. Le traître, accompagné de cinq scélérats se présenta à lui et lui donna le baiser de paix, à ce signal convenu, les assassins se jetèrent sur lui et le percèrent de cinq coups de poignard. A son appel désespéré ses disciples accoururent en vain. Ils ne purent recueillir que ses dernières paroles : elles furent un pardon pour ses ennemis.
« Pardonnez leur, ils auront assez de pensées et de souffrances de leur seul remords ».
Voici les dernières paroles qui furent prononcées par Maître Jacques avant de trépasser :
« Je donne mon âme à Dieu, mon créateur, et vous mes amis, recevez le baiser de paix ; lorsque j’aurais rejoint l’Être Suprême je veillerai encore sur vous ; je veux que ce dernier baiser que je vous donne, vous le donniez toujours aux Compagnons que vous ferez comme venant de leur Père ; ils le transmettront de même à ceux qu’ils feront. Je veillerai sur eux, comme sur vous ; dites leur que je les suivrai partout, tant qu’ils seront fidèles à Dieu et à leur Devoir, et qu’ils n’oublient jamais… »
Les dernières paroles expirent sur ses lèvres, croisant les bras, il rendit le dernier soupir à l’âge de quarante sept ans, quatre ans après son retour de Jérusalem. Maître Jacques étant mort, ses disciples formèrent un brancard et le portèrent dans une grotte dans le désert de Cabra, aujourd’hui Sainte Marie Madeleine. Ils lui ôtèrent ses vêtements et trouvèrent sous sa robe, un petit jonc qu’il portait en souvenir de ceux, qui l’avaient sauvé lors de sa chute dans le marais. Pendant que cinq Compagnons furent allés chercher le nécessaire pour faire un enterrement digne du Maître, huit Compagnons l’embaumèrent après avoir lavé son corps. Ils l’exposèrent sur un lit, où il resta deux jours à la vue de tous. Tout ce temps, on entretint un feu aux quatre coins du lit, et le soir du deuxième jour, les Compagnons en grand deuil, en gants blancs, mirent le corps dans un cercueil le visage découvert. Ils le transportèrent sur le lieu où Maître Jacques avait été assassiné, là où il avait voulu être enterré.
Le cortège était ainsi composé : quatre Compagnons portaient le corps, quatre autres venaient ensuite pour les remplacer ; quatre autres portaient le drap mortuaire sur lequel étaient brodés les attributs et les ornements mystérieux du Compagnonnage. Un autre portait l’Acte de Foi prononcé par Maître Jacques le jour de sa Réception au Temple de Jérusalem. Tous les Compagnons et les disciples venaient à la suite porteurs de torches enflammées, de bâtons et de barres de fer.
Au premier arrêt, dans un bois, les Compagnons s’approchèrent du corps, baisèrent une de ses mains en poussant de longs gémissements. Au deuxième arrêt, cinquante toises plus loin, les Compagnons découvrirent le corps, le plus ancien, lui versa sur les plaies de l’huile et du vin et les banda. A cent toises plus loin, troisième arrêt ; il était minuit, les Compagnons se mirent en prière, quant un vent affreux se mit à souffler, et éteignit les torches. Le tonnerre gronda avec fracas, et la pluie tomba à torrents.
Dans l’impossibilité de poursuivre leur route, les Compagnons se mirent en prière jusqu’au jour, en souvenir de cette nuit terrible, ce lieu fût appelé : le remords. A Saint-Maximin, le cortège épuisé de besoins et de fatigue prit quelque nourriture et se reposa. Le midi suivant, il reprit sa course et n’arriva qu’à la nuit à Sainte Sozime où les torches furent allumées pour procéder à l’ensevelissement. Avant de descendre le corps dans le tombeau, le Premier lui donna le Baiser De Paix qui fût renouvelé par tous les Compagnons. Après lui avoir retiré son bourdon on remit le corps dans la bière, et on le descendit dans la tombe. Le Premier, descendit auprès de lui, les autres Compagnons le couvrirent du drap mortuaire après lui avoir fait passer du pain, du vin et de la chair qu’il déposa sur le cercueil, puis il sortit ayant échangé de longs gémissements avec ses Frères.
Après avoir recouvert la fosse, les Compagnons allumèrent un grand feu dans lequel ils jetèrent les torches, et tout ce qui avait servi aux funérailles du Maître.